Le dilemme du deuxième bébé,

Le dilemne du deuxième bébé,.jpg


Depuis quelques semaines, il faut que je vous l’avoue, je me prends pas mal la tête. J’ai très envie du deuxième bébé, mais en même temps je trouve ça un poil trop tôt. J’ai très envie de m’épanouir professionnellement, mais en même temps je me dis qu’il vaut mieux en avoir fini avec les grossesses avant de s’embarquer là-dedans. J’ai très envie d’avoir des enfants rapprochés, mais en même temps l’écart d’âge ne me dérange pas plus que ça. J’ai très envie d’avoir deux enfants, mais n’avoir que notre petit N. ne me pose aucun problème non plus. J’ai très envie de profiter d’eux dans les moindres détails en restant à la maison mais en même temps j’ai très envie de travailler aussi. Bref, j’ai très envie de tout et son contraire, à tel point que je ne sais plus ce qui est bon de ce qui ne l’est pas (bonjour la #controlfreak).

Ca me prend la tête, à tel point que je n’arrive plus à m’investir à 100% dans mon travail et dans ma vie de famille, que j’y pense constamment et que ça commence à me plomber sévèrement le moral. C’est dommage, car habituellement je suis quelqu’un de positive, qui cherche le bon côté des choses et qui est persuadée qu’une solution se trouve derrière chaque nuage d’ombre. Là, j’ai plutôt l’impression qu’il n’y aura jamais de solutions idéales et plutôt que des mauvaises décisions. Et au final : je n’avance pas, rien ne bouge et je me noie.

Pourtant, soyons honnêtes : je ne suis pas à plaindre. J’ai 25 ans, un mari et un bébé fabuleux, je n’ai pas un métier-passion mais un métier qui me plaît beaucoup malgré tout, j’habite dans une superbe petite maison dans le 92, je travaille dans une bonne Société avec des avantages à foison, nous ne manquons de rien, nous gagnons même suffisamment, nos familles sont à côté et nous pouvons nous retrouver en amoureux dès que nous le souhaitons, notre petit N. a une place en crèche à temps plein, nous sommes en bonne santé tous les trois, nous avons une superbe Église, nous ne risquons pas le chômage demain, nos amis sont dispersés à droite à gauche mais nous ne manquons jamais de nous retrouver, bref. Vous ne voyez pas où est le problème, n’est-ce pas ? Ca tombe bien, moi non plus. A me relire, je me sens presque ridicule…

Pourtant, en ce moment, je sens le besoin d’urgence, le besoin que ça bouge. D’une façon ou d’une autre, je sens que ça DOIT bouger. Je me dis : merde quoi, j’ai 25 ans, je ne vais pas m’arrêter là. Alors je me dis : et si je reprenais une formation, pour avoir un métier-passion ? Et si je repoussais le deuxième pour penser un peu à moi ? Et puis peu de temps après c’est plutôt : c’est le moment idéal pour faire le deuxième, un poste plutôt pépère, une bonne Société, la possibilité de prendre deux ans de congé parental, ce qui nous laisse le temps de partir en Bretagne, bref, et si on le faisait ?
Mon cerveau se compose d’un orchestre rugissant et je suis fatiguée.

Je ne me plains pas, non, je réfléchis. Mais je ne m’arrête jamais de réfléchir, c’est en ébullition constante. Est-ce que c’est l’effet « premier bébé » qui fait ça ? Le chamboulement maternel dont on entend tant parler ?

Tout ça pour dire : j’étais avec une amie au téléphone tout à l’heure. C’est encore tout frais dans ma tête, les sensations qui m’accompagnent également, alors je me dis : autant vous en parler tout de suite. A ce propos (elle ressent un peu la même chose justement depuis qu’elle est maman de sa petite fille), elle me disait : tu sais où est le problème ? C’est qu’on veut tout contrôler. Tout le temps. (là je me dis : c’est pas faux) Et la Société autour de nous nous impose des idées de la vie qui font qu’on s’ajoute des pressions supplémentaires (c’est encore vrai). Tu vois, j’en parlais avec W. (son mari), je lui disais : vu comme je gère mal notre premier bébé, tu crois franchement qu’on devrait en avoir deux ? Et il m’a dit, sereinement : on verra bien, on ne va pas se mettre la pression ! La Société nous fait croire qu’il en faut deux, que c’est mieux, mais si on en a deux, tant mieux, si on a que notre fille, c’est très bien aussi. (là je me dis qu’elle a franchi une étape que je n’ai pas encore franchi et je l’admire…). On ne fait pas assez confiance en Dieu, pourtant on le devrait, on a des témoignages autour de nous qui nous rappellent combien on devrait lui faire plus, plus, plus confiance. (Et bim…) Tu vois, là, j’ai surtout envie de me retrouver en tant que femme et de m’épanouir comme telle, et si le deuxième ne doit arriver que dans quatre ans, alors tant mieux. Il n’y a pas que les enfants rapprochés qui sont heureux, crois-moi. (Raaaah, mais pourquoi est-ce que je ne l’ai pas appelée plus tôt ?!)

Voilà. Bon. C’est pas tout ça mais j’ai je dois lâcher du leste dans ma vie, moi. Il est grand temps. Je ne sais ce que je ferai, est-ce que je me réjouirai de ce que j’ai déjà, est-ce que je reprendrai une formation, est-ce que j’agrandirai la famille, non je ne sais pas encore, dans une futur plus ou moins proche, la direction que prendra ma vie. Mais je sais une chose : je ne peux pas tout contrôler, ce n’est pas moi qui gère de toute façon, et il faut que je me détende ! Un bon bain chaud ne suffira pas, là il faut vraiment que j’apprenne à inspirer et expirer davantage et en général. Je suis le genre de fille qui sait ce qu’elle ne veut pas et pas forcément ce qu’elle veut, mais l’air de rien : c’est déjà ça de pris.

Verdict : la vie comme une bulle de savon !

Publicités

7 réflexions sur “Le dilemme du deuxième bébé,

  1. Maman BCBG dit :

    Ah tu semble toute perdue ! Pourtant les deux alternatives semblent toutes deux te plaire… donc tout n’est pas aussi négatif. Il est bien plus difficile de devoir choisir rentre deux options négatives… Laisse toi du temps… rien ne t’empêche de repousser les décisions que tu dois prendre de quelques jours, quelques semaines ? Bon courage en tout cas 🙂

    J'aime

  2. Camomille dit :

    J’aurais tendance à penser que tant que tu te poses toutes ces questions c’est que tu ne veux pas encore de 2ème… Peut-être qu’un jour ce sera une évidence pour toi et tu sauras qu’il est temps

    J'aime

  3. chutmamanlit dit :

    Je suis entourée de femmes (Et d’hommes) qui ont changé de métier à 40 ans ou on refait un enfant « tard » ou se sont épanouis dans une nouvelle passion à 40 ans Du coup, je me pose beaucoup moins de questions : aujourd’hui je ne peux pas être à 100% sur mon fils ET mon taf ET mes passions mais je peux au moins en choisir deux et dans quelques années revoir un peu mes priorités pour prendre plus de temps pour encore autre chose, on a le temps !

    Aimé par 1 personne

  4. auboutduvoyage dit :

    Ho, ces décisions n’étaient de toute façon pas prévus avant quelques mois ! Ouf ! Mais il faut toujours que j’anticipe la réflexion, plus vite je trouve les réponses, plus vite je fixe mes yeux sur l’objectif et me sens plus sereine, au bon endroit. De toute façon, tant qu’il n’y aura pas de certitudes, je ne me lancerai pas dans des choix aussi importants, qui valent tout l’amour possible ! En attendant, je prends le temps dont j’ai besoin pour assurer ma décision. Ce n’est pas plus mal, finalement !

    Aimé par 1 personne

  5. auboutduvoyage dit :

    Peut-être ! Mais (malheureusement ?) cela fait aussi partie de ma personnalité, de me poser beaucoup de questions, avant de prendre une décision importante. C’était déjà le cas pour notre petit N. et pourtant aujourd’hui je suis convaincue du bien-fondé de ma décision (ho que oui !). J’imagine que j’ai besoin de peser tous les pours et les contres avant d’envisager une décision aussi importante, qui bouscule et qui change une vie. Mais effectivement, si je sens une pointe, aussi minuscule soit-elle, de préférence entre l’une ou l’autre des situations, alors je n’hésiterai plus 🙂

    J'aime

  6. auboutduvoyage dit :

    C’est vrai qu’on a le temps… C’est très juste ce que tu dis et c’est aussi ce que me répète mon mari régulièrement : « on a le temps, rien ne presse ». C’est pour ça que j’ai décidé de prendre ce temps, tout le temps dont j’ai besoin, pour assurer ma décision (travail/passion ou bébé 2). Et tant pis si ça doit arriver à 40 ans ! 🙂
    Ta philosophie me plaît bien !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s