Vivre sa vie de femme et sa vie de maman sur un pied d’égalité,

Vivre sa vie de femme et sa vie de maman sur un pied d'égalité,.jpg


Je ne sais pas vous, mais moi je trouve souvent difficile de concilier les deux. La plupart du temps, on en rêve, mais dans les faits, c’est souvent plus compliqué et plus laborieux. Et, mine de rien, chez moi, j’ai surtout le sentiment que ma vie de maman prend plus régulièrement le dessus que ma vie de femme. Ce qui est génial, en soi, et qui fait également partie d’un choix de vie, lorsque nous avons décidé d’avoir un enfant, mais qui nécessite tout de même quelques temps de repos, de pause, et des ajustements, beaucoup d’ajustements.

Je suis une personne particulièrement indépendante et solitaire, je suis entourée le trois quart du temps par une bulle artistique qui entoure mon esprit et embrasse mes idées, mes projets, et peut-être que cela accentue cet aspect et ce que je vais détailler plus après, mais je ne pense pas m’illusionner en pensant que nous sommes plusieurs à vivre les choses de cette façon, à quelques détails près (mais surtout, arrêtez-moi si je me trompe !).

Vous le savez aussi pour la plupart, je suis quelqu’un qui aime énormément Paris. Cette ville m’y a vu naître, m’y a vu grandir, mais a également porté mes projets, mon avenir, et colorié les contours, ajouté de la couleur à ma personnalité bien trempée. Je n’ai jamais regretté d’y avoir vécu tant d’années, et je ne regretterai jamais d’y vivre encore. Mais bien évidemment, Paris change beaucoup de choses, dès lors que nous avons un enfant, et n’aide en rien ce clivage entre vie de femme et vie de maman.

Ce sont donc deux aspects à prendre en compte, qui confirme bien que les éléments que je vais apporter plus bas me concernent pleinement, moi et mon expérience, moi et mon ressenti, moi et mon vécu, et que nous avons toutes un apport supplémentaire, de par la différence, à apporter à ce discours. En ce sens, je serais très heureuse de connaître votre point de vue et votre vécu !

Alors voilà, aujourd’hui je suis on ne peut plus partagée entre la femme que je suis et la maman que je suis devenue. Je voudrais tant arriver à trouver un équilibre de forces partagées entre l’un et l’autre, mais il faut bien avouer qu’en un an, le bilan est mitigé. Ma vie de maman me semble trouver un équilibre agréable et équilibré, voire même salutaire. Mais ma vie de femme a, malheureusement, dû en payer quelques pots cassés.

Alors bien sûr, il y a des étapes de vie, qu’il ne faut pas nier. Avec un bébé, il est certain que certaines périodes nécessitent de couper un tant soit peu sa vie de femme pour privilégier l’équilibre de son bébé, mais ce sont des périodes temporaires et le fait qu’une issue soit certaine change la donne. En revanche, lorsque la vie de maman reste au premier plan, encore et encore et encore… Je finis par me poser des questions. Et c’est ce qui m’arrive aujourd’hui. Par une simple chance qui nous a été donnée hier matin : notre petit N. a enfin sa place en crèche à temps plein à la rentrée de septembre. Celle tant attendue, tant désirée, qui aujourd’hui m’oblige à poser mon esprit sur le canapé, à côté de moi, et à discuter avec lui.

LA grande question, celle qui me terrifie au plus haut point : est-ce que nous en profitons pour lancer le second bébé ? Ou est-ce que j’en profite pour penser à moi et à mes ambitions personnelles, mes projets de femme épanouie ?
Vous l’entendez ce plancher qui craque, dans mon cœur, vous aussi ? Hahahaaaa, ces questions sont terribles, et pourtant inévitables… Il faudra bien que j’y apporte une réponse, pour moi, pour notre famille, pour n’avoir aucun regret. Mais là, tout de suite, je n’ai qu’une envie, c’est de fuir en courant.

Pourtant, pourtant, pourtant…

Il y a la vie de maman, qui me dit : passer plus de temps avec mes enfants, le temps passe trop vite, profiter d’eux jusqu’au bout, jusqu’à en user ses os, construire des boîtes et des boîtes à souvenirs, qu’on ressortira plus tard en rigolant aux éclats. Déménager en Bretagne, ralentir le rythme, leur offrir un cadre de vie plus vert, plus doux, plus reposant et reposé, leur donner la possibilité de vivre au bord de la mer, de vivre de toutes les activités et de tous les rêves qu’elle offre au creux de ses vagues, et construire sa famille, qui ne peut que nous rendre heureux.

Et il y a la vie de femme, qui me dit : j’ai besoin d’inspiration, j’ai besoin de créer, Paris est ma source d’inspiration, ma chaleur artistique, Paris a toujours été mon amour, mon premier, retrouver la fièvre des expositions, des musées, de la mode, des librairies, des cafés-poésies, des cafés-théâtres, des concerts de jazz, des restaurants à gogo, nourrir ce besoin viscéral de photographier, de dessiner, d’écrire, de lire. Ne pas éteindre ce feu dévorant en moi, qui lèche mes passions et les enflamme. Voyager, encore et encore. Et travailler, être fière de mes ambitions professionnelles, et ne pas culpabiliser d’en avoir. Me sentir femme vivante et active, ce sentiment que j’aime tellement, tellement entendre résonner au fond de mes tripes.

Aujourd’hui, c’est un peu comme ça : j’ai les pieds dans le vide, assise sur un petit muret en pierre. L’air ambiant est agréable, la lavande me chatouille le nez et j’aime entendre le bourdonnement des abeilles qui butinent près de moi. Mais pourtant, pour rentrer chez moi, il faudra bien que je saute en bas, rejoindre le chemin tracé. Et je ne suis pas pressée. Car cela nécessite de quitter son confort actuel, mais dans un cas comme dans l’autre, je dois pourtant rentrer chez moi…

Bien évidemment, notre petit N. nous comble de bonheur, et nous savons dores et déjà qu’un second bébé ne pourrait qu’ajouter du merveilleux dans notre vie de famille. Avoir deux enfants, pour nous, c’est une évidence. Et dans l’idéal, pas plus de quatre ans d’écarts. Mais est-ce que, parfois, la sagesse, les circonstances de vie, les opportunités comme une main tendue, offerte, ne nécessite pas de penser un peu plus à soi, l’espace de quelques temps ? Est-il si improbable, si honteux, si égoïste, d’avoir tant de bonheur à être femme tout en étant mère ?

Je crois que, tout petit à petit, comme un bouquet de fleurs qu’on prend le temps de cueillir et de composer dans les champs, le parfum des questions ne nous entête plus et finit même par embellir notre maison, comme une certitude.

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2 réflexions sur “Vivre sa vie de femme et sa vie de maman sur un pied d’égalité,

  1. Maman BCBG dit :

    Je partage ton ressenti 🙂 Pas de réponse à apporter malheureusement, car chaque situation est différente, chaque choix aussi …. et pas sûre qu’il y a UNE bonne réponse dans l’absolu (sinon on n’est pas neuneu, on trouverai assez vite !) mais… des compromis plus ou moins confortables et satisfaisants 🙂

    Aimé par 1 personne

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