Ode à une vie plus ralentie,

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Derrière le rideau, une évidence : la Bretagne. Et pendant que les pages de mon Simple Things tournent et se délient, je ressens l’apaisement d’une vie ralentie. J’aspire à une vie en communion avec la mer et ses secrets, ses confidences, ses trésors. Ses vents et ses poésies.

Sous le sable se cache des rêves et des aspirations, des jours heureux et tranquilles. Mes pieds s’enfoncent pour mieux s’ancrer dans la réalité, savourer les plaisirs d’une vie simple et authentique. La vie tourne et, telle une roue à jouer, arrête ses espoirs sur la contemplation et l’émerveillement.

Les vagues emportent au loin les valeurs parisiennes, la course effrénée et le regard beaucoup trop partagé. L’argent n’a plus la même valeur et – tant pis – la consommation se tricote une nouvelle laine, plus aérée et plus douce.

Les pieds dans l’eau, le sel dans les cheveux, le soleil sur la peau, et le ciré jaune jamais bien loin, au fond du panier. L’odeur des vagues, le son fabuleux de la poulie des bateaux qui tanguent et dansent, le chant des mouettes qui jamais ne s’éteint, et cette compagnie continue, affectueuse, du ressac qui prend le temps de répondre à nos questions à peine prononcées.

Paris n’a plus mon cœur, mais il a encore ma patience, le temps au temps et le mérite d’être un trampoline hors pair. Un jour, bientôt peut-être, Paris ne sera plus qu’une petite barque échouée au large de la vie trépidante, dont j’aurai détaché les cordes qui retenaient mon souffle.

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