Les Plaisirs Simples de Mars,

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A la base, je détestais cette photo. Je la trouvais lamentablement ratée. J’en avais une idée préconçue, lorsque je l’ai assemblée, et j’étais loin du résultat. Le réglage manuel du Reflex avait été mal engagé et toute ma photo était sombre et bleue. Bleue, à cause de la chaleur bien trop diminuée. Cela m’a beaucoup frustrée et j’ai refusé de la toucher, de la traiter, avant de longues semaines, persuadée que je ne pourrai rien en tirer de bon.

Et puis ce soir, j’en ai décidé autrement. Et j’ai décidé de poster cette photo en souvenir de tous ces sentiments négatifs que l’on peut parfois emmagasiner à tort. Bien sûr, elle n’est pas parfaite, elle n’est pas professionnelle et nous pourrions encore largement la modifier. Mais pourtant, elle me plaît ainsi, comme ça, de cette façon-là. Et elle me rappelle qu’il ne faut pas baisser les bras trop vite, qu’il ne faut pas partir bille en tête, négatif et fataliste. Beaucoup de situations dans la vie sont comme cette photo : sombres, bleues, manquant de chaleur, de luminosité, de bien-être en somme. Et pourtant, il ne faut pas se fier à cette première apparence, car lorsqu’on gratte la première couche, la lumière apparaît.

Cette première introduction est importante pour moi, surtout après cet article publié hier. Mais je souhaite de tout cœur qu’elle résonne aussi en vous.

En mars, il y a eu les prémices du printemps, le soleil sur la peau et les manteaux qui ont doucement quittés nos épaules, l’espace de quelques jours.

Il y a eu les cours de danse, les bleus sur les jambes, les répétitions intensives et les préparatifs pour les spectacles de fin d’année, mais aussi les entraînements sur cette musique, qui me fait inévitablement trémousser, encore et encore. Et apprendre à être sensuelle, à remuer le bassin et les épaules, et me sentir de plus en plus à l’aise avec mon nouveau corps de maman.

Il y a eu les Cheesecakes au Spéculoos, les salades de fruits tout juste achetés sur le marché, le traiteur Libanais et nos petits plats Italiens.

Il y a eu nos week-end rallongés et nos voyages en train. De l’amitié, deux bébés et des rires à Aix-en-Provence. Les pieds dans l’eau, les vagues et la sérénité à Saint-Malo.

Il y a eu de nouveaux projets, des soirées à refaire le monde sur notre canapé, et de jolies perspectives pour la rentrée.

Il y a eu les tasses de café tout juste moulu dans la langueur du matin, lorsque tout le monde dort encore, et la liste de gratitude qui ne finit pas de s’allonger.

Il y a eu nos soirées à danser et à faire la fête, nos verres de vin et nos apéritifs dînatoires.

Il y a eu tous ces films partagés, il y a eu Mange, Prie, Aime, et il y a eu La La Land.

Il y a eu nos balades au bord de l’étang, tes premiers « maman » à répétition, et les livres de Catherine Gueguen.

Mars, c’est aussi les premiers bouquets du printemps, les accords de guitare dans le creux d’un rayon de soleil, les livres savourés qui se terminent toujours trop vite, et notre amour envers et contre tout.

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