Un papa, un mari, un amant, un ami,

Un papa, un mari, un amant, un ami,


Nos quatre ans de mariage comme une brise légère, qui nous caresse, nous effleure, et fait trembler notre échine. Ces années avec toi valent bien plus que des projets, des promesses, un avenir. Ces années avec toi valent bien plus que le bonheur, le sourire, la paix. Et même si les chars d’assaut ont parfois frappé notre porte, ont parfois creusé des fossés, des béances, ces années avec toi valent bien plus que la résistance et la résilience.

Je crois en toi, bien plus que quatre années de mariage. Je crois en nous, bien plus que n’importe qui d’autre. J’ai une parfaite confiance en nos battements de cœur qui jamais ne faiblissent devant le temps qui passe et qui vieillit, qui nous fait vieillir. Nos sentiments ne s’étiolent pas, notre promesse ne se flétrit pas, notre engagement ne se ride pas. Quand bien même j’ai cru en nous très tôt et très jeune, quand bien même nous nous sommes engagés dans la fleur de l’âge et quand bien même nous sommes devenus parents à l’âge où rien n’est censé nous y faire penser. Oui, j’ai confiance en nos doigts entremêlés et nos corps enlacés, soir après soir, matin après matin.

Et peu importe les mots, les actes, jetés contre nous, telle une lapidation publique. Peu importe les trahisons, les déceptions, les coups de poignard, qui peuvent venir du cercle le plus restreint qui soit au monde. Peu importe les dés que l’on jette contre nous, les prières malsaines que l’on prononce pour nous, les espoirs perfides et méchants que l’on fomente à notre égard. Peu importe l’envers et le tout. Le contre et le pour. J’ai la parfaite certitude que ces quatre années ne sont que les prémices de notre force, de notre bataille, de notre évidence, de notre vie.

Avoir un enfant apporte un équilibre amoureux souvent précaire. Et pourtant, c’est quand je me sens épuisée de porter le ciel que tu l’accroches à l’éternité. Alors oui, oui, n’en doute jamais plus : je t’aime. Je t’aime comme un printemps, comme un éclat de rire en pleine montagne, comme un secret au coin d’une cheminée brûlante. Je t’aime avec les voiles battantes de la vie sur les rives impénétrables de demain. Je t’aime à en oublier le doute, la course, la guerre, la peur. Je t’aime avec un seul et unique enfant comme avec trois enfants si c’est ton souhait le plus cher. Je t’aime avec tes peut-être, tes on-verra, et tes le-temps-nous-le-dira. Je t’aime avec tes feux dévorants et tes pluies diluviennes. Je t’aime avec tes fleurs écloses et tes fleurs fanées. Je t’aime avec tes boucliers et tes lances qui me protègent de la rumeur du monde.

Tu es l’écrivain de mon âme, l’architecte de mes frontières, le papa de notre enfant, l’évidence de mes demains.

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