Slow-janvier pendant que bébé apprend à marcher,

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Le mois de janvier, tout doucement, s’égrène. Ici, il n’est pas forcément de tout repos, et pourtant il apporte son baluchon de réconfort et de retrouvailles. Ce mois-ci, j’ai besoin de me retrouver, loin des écrans, au plus proche de mes aspirations et de mes passions. C’est une phase comme une autre, qui virevolte au gré des vents de la vie, mais c’est une phase importante à prendre en compte, je crois.

Notre petit N. essaye de marcher. A neuf mois et demi, autant dire que c’est fatiguant. Il se met debout à chaque instant et avance en se tenant, parfois en tombant, mais surtout en faisant fi de toute la fatigue qu’il accumule. Plein d’énergie, possédé par un élan impétueux, il veut marcher, et rien ne l’arrête. Pas même l’envie de dormir… ce qui donne de longues journées sans pause et des nuits hachurées à répétition. Les jeudis et vendredis sont assez épuisants, mais malgré tout j’arrive à tenir le cap et à préserver ma patience, ma douceur et ma bienveillance (pour le moment en tout cas), ce qui me réconforte. A la crèche : même programme. Maintenant qu’il a découvert le plaisir de grimper et d’entrer dans la piscine à balles… il ne veut plus dormir.
Nous le retrouvons tous, la plupart du temps, debout dans son lit, à tenir les barreaux et à nous appeler pour le « délivrer ».

On me l’a répété : il s’agit d’une phase d’apprentissage qui le met dans tous ses états, et c’est parfaitement normal. Il est heureux et pris de folie de découvrir la marche, la possibilité de se déplacer, d’explorer plus encore et de faire comme papa et maman. Sans même qu’on me le dise, je le savais déjà et je le voyais bien. Il ne reste plus qu’à prendre son mal en patience… c’est une phase extraordinaire, apprendre à marcher, c’est complètement dingue, alors je comprends que ça rende mon fils émerveillé et agité. De mon côté, je continue de l’encourager, de valoriser ses exploits, de l’accompagner, et aussi parfois de le limiter, quand il va un peu trop loin. Je crois que mon rôle et ma place sont ici, dans la bienveillance et l’amour.

Avec tout ça, j’ai l’impression grandissante que mon fils évolue bien trop vite et qu’il est déjà un bien grand garçon. Le petit bébé a vite disparu de notre champ de vision. Tout va très vite et j’apprends à m’adapter au rythme effréné qu’il adopte. Chaque jour apporte son lot de nouveautés, de surprises et d’évolution. C’est vraiment très émouvant.

A côté de ça, notre petit N. est particulièrement affectueux ces derniers temps. Comme le disait ma maman, il y a ce côté autonomie, indépendance, devenir grand, mais il y a aussi ce côté je reste petit, j’ai besoin de mes parents, grandir fait parfois peur car c’est un horizon sans fin, c’est comme regarder l’infini de la mer. Alors il réclame plus régulièrement nos bras, il a besoin de nous pour se calmer, s’apaiser et s’endormir, il nous fait beaucoup de câlins et finit souvent par dormir au milieu de nous… j’espère quand même que cette phase ne sera pas trop longue, il a l’air si grand et si vulnérable à la fois, lui-même a l’air un peu déboussolé.

Janvier est ainsi un slow mois, car nous en avons besoin, et ce n’est pas plus mal. Ma formation photo a démarré, et je suis déjà pleine d’enthousiasme et de projets. Je lis beaucoup, je prends le temps de me poser et de me plonger entre les pages, même si la machine et la vaisselle doivent attendre. J’ai commencé à regarder la nouvelle série qui attendait bien sagement que je fasse le deuil de la précédente : The Crown. Je dois dire que, pour le moment, je suis agréablement happée par le scénario. Je termine la saison 1 (la seule publiée pour le moment) et je vous ferai un article dédié, pour ceux que ça pourrait intéresser. En tout cas, sachez dores et déjà qu’il s’agit d’une série dans la même veine que Victoria, cette fois centrée sur la reine Elisabeth II.

Au travail, j’ai besoin de me projeter dans de nouvelles perspectives, et ce n’est pas toujours évident. Les évolutions de poste s’ouvrent et se ferment à la vitesse du son, les dates se décalent, les programmes changent constamment, tout est prêt et rien n’est prêt à la fois. C’est la difficulté des grands groupes, me direz-vous, ce qui est vrai, mais c’est aussi la beauté d’un grand groupe. Malheureusement, ces derniers temps, c’est bien plus compliqué que prévu et j’ose employer l’expression « j’ai les fesses entre deux chaises ». Je suis heureuse de travailler, j’aime me lever le matin la tête pleine d’objectifs et de responsabilités, mais depuis quelques semaines, et tout s’accélère en quelques jours à peine, je me sens plutôt désolée et désabusée.

Heureusement pour moi, je peux souffler et prendre le temps en dehors du travail. Cette semaine, je vais aller au cinéma voir La La Land (je suis impatiente !) – mon avis sera peut-être publié ici – et me consacrer à la photographie tout particulièrement. Ce sera l’occasion de renouer avec ma solitude qui m’est si chère.

G. et moi planifions nos vacances d’été et notre semaine prévue à Londres au mois de juin m’apporte un véritable coup de fouet et bol d’air frais. Il a fallu trouver une ville qui puisse correspondre, à peu de chose près, à la personnalité de notre petit N. et à ses un an et deux mois, tout en intégrant nos goûts et nos envies. Londres nous a semblé parfaite.
Et nous finirons, bien évidemment, nos vacances en Bretagne, au bord de la mer, pour nous ressourcer comme il se doit.
Je réalise combien ces perspectives sont indispensables et combien il est important de se projeter et de projets-iser.
Ces projets seront l’occasion, pour moi, de mettre en application mes nouveaux apprentissages photo, ce qui me ravie !

Je m’excuse par avance si je ne suis pas très présente ici ces derniers temps (je le suis beaucoup plus sur Instagram). Je profite de la fraîcheur des journées pour me blottir chez moi et boire un café nonchalant dans la lueur du repos. J’apprends à lâcher-prise et à me concentrer sur ce qui me rend vraiment heureuse, sur l’essentiel. Et, d’une certaine façon, je vous souhaite la même chose !

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2 réflexions sur “Slow-janvier pendant que bébé apprend à marcher,

  1. picou dit :

    Parfait programme! Du temps pour observer et accompagner ton fils, du temps pour toi, et des projets plein la tête – j’espère que ça va se détendre à ton travail! The crown me tente bien, je vais lire ta future critique avec plaisir et essayer de convaincre mon jules! J’ai pour ma part dévoré le comique Last man on earth (que tu peux découvrir sur mon blog) et je parlerai bientôt de mon gros coup de coeur, westworld! L’hiver c’est aussi parfait pour une bonne série sous un plaid bien chaud ;o)

    Aimé par 1 personne

  2. auboutduvoyage dit :

    Holala, je réponds si tard à ton commentaire. Merci pour ce partage, j’aime beaucoup les échanges d’idées. Il faudra que je regarde alors, pour Westworld ! As-tu pu te lancer dans The Crown ? 🙂

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