2016, je t’embrasse,

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2016 approche à sa fin, et pour une raison vague et incertaine, la nostalgie pointe le bout de son nez. 2016 a été forte, intense, riche et difficile aussi. 

Avant toute chose, elle a été le berceau d’une naissance, celle de mon fils ; ma vie, mon trésor, mon souffle. Elle l’a accueillie en son sein et m’a laissé le bercer des mois durant. En 2016, je suis devenue maman, et la femme que j’étais s’est décentrée d’elle-même pour franchir la frontière, cette frontière, qui fait terriblement peur et qui pourtant devient indispensable, inéluctable, ineffable. Notre couple a franchi une nouvelle dimension, s’est paré d’une nouvelle mesure, et nous avons appris à rester des amoureux, des amants, tout en devenant des parents ; le défi de 2016. Et, bien évidemment, 2016 a fait de mon mari un père, ce merveilleux père.

2016 est une année où j’ai osé. Je me suis enfin lancée dans des projets qui me tenaient à cœur depuis de nombreuses années, parfois trop d’années. 2016 a vu mes premiers pas de danse, et mes premières expressions du corps. C’est un tel plaisir et un projet qui me rend tellement heureuse que je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai pris tant de temps avant de me jeter à l’eau, mais maintenant que j’y suis, je compte bien y rester.

2016 a ouvert les bras à la création de mon blog. Je n’écrivais plus sur un support comme celui-là depuis mes 18 ans mais la nouvelle dimension que prend cet univers me passionne. La communication et la création digitales me plaisent de plus en plus, c’est un contexte qui m’est parfaitement inconnu et pourtant, c’est comme si je l’avais toujours vécu. C’est une drôle de sensation, un sentiment particulièrement étrange, mais voilà, c’est un compagnon de loisirs hors pair et, qui sait, un compagnon professionnel un jour, peut-être. 2016 a aussi été ma rencontre avec Instagram, et qui eut crût que cette rencontre deviendrait passionnelle !

2016 a été l’année du Jazz (comme toutes les précédentes, ou presque, d’ailleurs). Nous avons continué de parcourir les salles de concert, et ce malgré la naissance de notre petit N., et c’est loin d’être terminé. Je peux déjà vous dire que 2017 suit le même chemin…

2016 a dépoussiéré mon saxophone. J’ai encore énormément de progrès à franchir à ce sujet. J’ai encore beaucoup trop de peurs, de retenues, de complexes, que je surmonte pas à pas, avec légèreté et profondeur pourtant. Mais j’ai retrouvé le plaisir de jouer, de souffler, de balayer les notes avec mes doigts assurés.

2016 a été notre première année sans voyage à l’étranger, et même si 2017 reprendra la bonne vieille route, les valises dans le coffre, cette année nous a permis de prendre conscience que l’étranger ne fait pas le voyage, mais que le voyage fait l’étranger. Même à Saint-Malo, les pieds dans l’eau, cet été, nous étions bien à l’étranger.

2016 a été l’année du café, encore et toujours. Et même si j’en avais réduit ma consommation pendant ma grossesse, je suis restée fidèle au poste, envers et contre tout. Le café, c’est l’année, la vie !

2016 a été mon premier retour au travail, après une longue période d’arrêt. Et malgré toutes mes craintes, tous mes frissons, cette reprise a été une des meilleures décisions que j’ai prise cette année. Après des tergiversations à n’en plus finir sur le fait de rester à la maison pour m’occuper de mon fils, la peur au ventre de ne pas le voir grandir, de passer à côté de moments fabuleux, j’ai écouté mes tripes, celles qui me criaient de prendre le risque, de me faire confiance et de faire confiance en la femme/maman que je suis devenue. Je suis une working-mum au top et très fière de moi en cette fin 2016 !

2016 a été une année très difficile, également. 2016 a été l’année où j’ai perdu un premier membre de ma famille. Et même si je ne le connaissais que très peu, la perte d’un être cher laisse toujours une trace, un vide, impossible à combler. Il m’a été difficile de supporter la mort et la vie qui pourtant frémissait en mon ventre, avant d’accepter que c’était justement ça, le souffle, le battement, la respiration elle-même.

2016 m’a laissée sombrer dans un Baby-blues infâme et impétueux. Neuf jours sombres, incompréhensibles, froids et pourtant, oui, pourtant, constructifs. Ces neuf jours ont fait de moi la mère que je suis, et malgré tout, toute la douleur, toutes les larmes, toutes les frayeurs, non, je ne regrette rien, absolument rien.

2016 a été l’année des adieux et des claquements de porte. 2016 a creusé un fossé suffisant pour ma naïveté débordante. En 2016, nous avons laissé s’envoler la horde de ballons qui, sous leurs beaux atours, en vérité, nous étranglaient et nous vidaient, petit à petit, pas après pas, de notre humanité, de notre sensibilité et de notre générosité de vie. 2016 nous a valu des larmes, des remises en question, de la colère, énormément de colère, une période horriblement sombre mais 2016 nous a aussi mené vers la lumière, la légèreté, une des meilleures décisions de notre vie, bien qu’une des plus difficiles également.

2016 a été l’année de la bienveillance, de l’acceptation et de l’avancée. J’ai pris le temps, mais j’ai enfin pris conscience de ma propre valeur, de ma personnalité, de mon caractère, dans son ensemble, point par point, et en cette fin 2016, je peux enfin dire ce que je n’ai jamais su dire : je suis fière de moi, fière de ce que je suis, fière de cette bâtisse que je construis solidement, pierre après pierre, et qui n’est rien d’autre que ma vie. Oui, il y a encore une longue route à parcourir, mais cette route est désormais sous le soleil.

2016 a été l’année de la photographie. Celle qui m’a fait prendre conscience de l’amour que je portais à cette passion inavouée, roulée en boule au fond de mon cœur. La photographie spontanée, qui met en valeur les plaisirs si simples du quotidien, voilà où je dois travailler davantage aujourd’hui. Et 2016 a comme photographié cette évidence.

2016 a également été l’année du développement personnel. Et même si mes lectures habituellement variées tournent aujourd’hui beaucoup autour de la créativité, de la parentalité, et de la gratitude, j’en ressens les innombrables bienfaits et j’en perçois les innombrables panneaux qui prennent vie sur les bords du chemin.

2016 est une année pleine de sens, riche d’émotions. Je me suis toujours vu grandir, et j’ose même dire que j’ai grandi bien trop vite. Mais 2016 est définitivement l’année qui a fait de moi une adulte. Une adulte assumée, aimée, et décidée. Une adulte révélée.

Très bonne soirée de fin d’année à chacun de vous, c’est l’heure de la fête et à l’année prochaine ! Merci encore à vous tous de me suivre dans cette folle aventure, qui me surprend chaque jour un peu plus et j’ai hâte de vous retrouver en 2017, avec de nouveaux projets plein la tête ❤

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