Les Plaisirs Simples de novembre,

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En ce moment, mes plaisirs simples sont on ne peut plus simples, des plaisirs quotidiens qui se faufilent ça et là dans le creux tambourinant des journées, qui éclaboussent sur des heures parfois languissantes, parfois vives.

Ces derniers temps, je lis Céline Alvarez, et chaque minute compte pour dévorer son dernier livre : dans le bus qui me mène au travail mais aussi pieds devant entre le bus et le travail, le nez fourré dans les pages et les yeux relevés à la dérobé, succinctement, pour n’écraser personne. Quel plaisir de pouvoir lire sans être interrompue (j’avais presque oublié cette sensation) et quel plaisir de revivre la fougue des livres passionnants, celle qui nous empêche de le refermer, et celle qui nous donne l’impétueuse envie de le rouvrir.

Ces derniers temps, je profite des soirées calmes d’automne pour m’emmitoufler dans un plaid doux, m’envahissant d’une chaleur nonchalante, allongée sur le canapé, entourée de bougies vacillantes, d’un verre de vin rouge ou d’une tisane doudou, et je me plonge dans ma série du moment : Gilmore Girls. Je suis très en retard dans la découverte de cette série, ma curiosité a été piquée lorsque j’ai découvert que Victoria et Yasmine s’étaient mutuellement prises de passion pour elle, et je dois dire que je me suis laissée prendre au jeu. C’est une petite pépite de calme, de rires, de simplicité et d’authenticité, tout ce dont j’avais besoin en ce moment – et je dois avouer que je me retrouve beaucoup en Rory.

Ces derniers temps, je prépare paisiblement, tranquillement (parce qu’en avance, pour une fois), les cadeaux de Noël. J’ai déjà rangé, subrepticement, à la dérobée, les cadeaux de notre petit N. Nous ne voulions pas lui en acheter beaucoup – par principe, et parce qu’il n’aura que huit mois et demi – mais nous voulions lui en acheter des cohérents, des percutants, des suffisants. Et je crois bien que notre objectif est rempli. Notre passion du vintage et des jouets en bois a éclaté de tout son soûl ; cette simplicité est un vrai plaisir.

Ces derniers temps, je pense beaucoup, et me projette du mieux possible. Il est évident que je suis arrivée à la fin d’un livre et il est temps pour moi d’en ouvrir un nouveau ; vierge de tout diktat, de toute pression, de toute procuration. J’en suis déjà à la préface, celle où il est écrit à mon mari et à mon fils, mes battements de cœur. Et je suis fin prête à entamer le premier chapitre, plume en main, celui qui éclate aux yeux, en grand caractère : je prends ma vie en main.

Ces derniers temps, j’ai pu revoir mon amie, cette amie, tout droit venue de Suisse et tendrement déposée à Paris. Il n’y a pas d’autres mots, d’autres façons de l’exprimer : c’est un plaisir simple qui ne s’oublie pas.

Ces derniers temps, j’écoute Norah Jones dans la candeur du matin, tasse de café en main, et je refais le monde. J’apprécie davantage et de plus en plus la discrétion des actes, la subtilité du partage, le silence humble et dépourvu d’intérêt. Je me sépare des mauvaises personnes, je serre encore plus fort contre mon cœur les merveilleuses, les merveilleux. Je me sépare des objets en trop, du superflu, des pensées négatives, du découragement, et j’embrasse les moments anodins, ces instants à pas feutrés, d’une simplicité déconcertante et pourtant, d’une richesse incroyable.

Ces derniers temps, je prends du temps pour moi, plus authentique, plus constructif, et je profite de ces moments individuels, bien à moi, pour nourrir mon couple, mon fils, comme un ricochet favorable et salutaire. Je savoure les jeudi et vendredi qu’ils me sont donnés, offerts, de vivre avec mon fils, et j’aspire, conserve, cajole les éclats de rire qu’il m’est donné d’entendre sans fin, la tendresse d’une tête glissée là, au creux de mon cou, et qui me fait voir la vie tout autrement, d’un œil neuf, d’un cœur transcendé.

Ces derniers temps, je découvrir le plaisir simple – si longtemps ignoré – de cuisiner, de s’essayer à de nouvelles recettes, celles qui m’auraient fait fuir il y a encore quelques mois, et d’apprécier, humblement, simplement, cette fierté d’avoir réussi, en y prenant du plaisir. Je crois bien qu’aujourd’hui, je ne pourrais plus quitter mon tablier et ma spatule en bois.

Ces derniers temps, j’aspire à une gratitude quotidienne, et en attendant de recevoir mon carnet de gratitude, je mets au défi ma plasticité cérébrale afin de modifier mes automatismes. Et si parfois, la pente est raide et la neige mauvaise, je me redresse toujours et contourne chaque sapin d’hiver.

Ces derniers temps, je savoure novembre comme une nouvelle étape de vie, quand l’automne a repris ses droits, j’ai repris le travail et malgré mes réticences des premiers jours, cette reprise fût une véritable guérison, une lumière régénérente. Aujourd’hui, mes pas sont plus sûrs, plus sereins, et mon esprit se prépare à l’année prochaine, au grand changement qui m’attend, et je serre la main de G. encore plus fort, car sa confiance en moi et son soutien sont un feu de cheminée indispensable dans cette tempête de neige. J’attends Noël avec patience (j’apprends !) mais avec envie, plaisir, et gratitude. Les chants de cette période bien particulière ne quittent plus ma maison, comme ces odeurs agréables de fumées qui sortent par les toits d’hiver. Commander le sapin est sur ma liste prochaine, et je brûle de joie de deviner mon fils, assis à son pied, émerveillé et surpris. Les plaisirs simples de décembre ne sont plus très loin.

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