7 mois,

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Nous y voilà, plus de la moitié d’une année, sept mois, déjà ! Sept mois d’amour complètement fou, qui prend tellement de place, de jour en jour, que j’en reste stupéfaite de bonheur. Hier soir encore, G. et moi discutions sur le canapé, après s’être glissés subrepticement dans la chambre de notre trésor pour l’admirer dormir, et nous étions pleinement d’accord sur la joie, l’épanouissement, la magie qui opèrent depuis l’arrivée de petit N. dans nos vies. Nous sommes des parents heu-reux. Il y a quelques semaines, j’hésitais encore à avoir un second enfant, je trouvais que notre vie à trois était parfaite comme ça. Et finalement, je sais que ce bonheur ne peut que se partager, s’ouvrir à un nouvel enfant, quand le moment sera venu. Et à sept mois à peine, je peux le dire avec certitude : petit N. sera un merveilleux grand-frère.

Sept mois, c’est le premier mois sans rendez-vous médical (le prochain étant à neuf mois), ce qui me va très bien car je ne suis pas une maman qui légitime beaucoup l’autorité professionnelle d’un médecin/pédiatre, sauf lorsqu’il s’agit d’une réelle maladie. Tous les détails puériculture/parentalité, j’aime mieux les appréhender via des livres, des témoignages, des parents eux-mêmes, qui à mon sens sont mille fois plus cohérents et justes.

Sept mois, c’est aussi son entrée en crèche, et la reprise du travail pour maman. Une entrée en crèche que je n’aurais pas pu espérer mieux, sans larmes, sans pleurs, sans cris, mais avec des sourires et de l’amusement à foison. Et une reprise du travail totalement sereine, un temps partiel que je ne regrette absolument pas et qui au contraire ponctue agréablement cette phrase intemporel, hors du temps, qui englobe le congé parental à temps plein. Bébé s’ouvre au monde, s’intéresse aux autres, entre dans une sphère sociale plus poussée, plus développée, et apprend à vivre sous une autre forme d’autorité, placée ailleurs que sur papa et maman. Bébé quitte petit à petit le cocon narcissique des six premiers mois pour apprendre à vivre en société, à interagir en groupe, à partager, patienter, prendre soin, aimer, etc. C’est un autre bébé que je retrouve le soir, et c’est génial. J’aime le voir grandir, je suis émerveillée par tous ses nouveaux apprentissages et ses nouvelles capacités qui font de lui, mois après mois, non plus un bébé, mais un petit garçon ; notre petit garçon.

Sept mois, c’est aussi la première maladie, celle qui t’en bouche un coin et qui te laisse pantois. Celle qui puise dans toutes tes ressources parentales pour lutter contre et soigner bébé. Celle qui te fait découvrir ce que tu n’espérais jamais acheter : la Ventoline et les antibiotiques. Celle qui te pince le cœur à chaque fois qu’il faut poser le masque sur son minuscule visage crispé et fâché. Mais c’est aussi celle qui gonfle ses défenses immunitaires, celle qui lui redonne vie, et qui lui offre sa première rémission. Et alors, c’est celle qui remets entre tes bras un tout nouveau bébé, plus souriant, plus éveillé, plus joyeux.

Sept mois, c’est une nouvelle diversification et de nouveaux repas. C’est moins de biberons. C’est un bébé qui a réclamé un changement alimentaire tout seul, d’un coup, sans qu’on y prenne garde. Ce sont des petits pots plus si petits que ça, de nouvelles saveurs à en éclater la cuisinière, les premiers laitages, les premiers féculents, les plus si premières que ça protéines.

Sept mois, c’est une toute nouvelle motricité. Des tours de ventre à 360° pour regarder maman se mouvoir dans la maison. Une position assise tenue mais pas encore autonome. Des fesses relevées, des genoux perpendiculaires, un buste droit et des pieds appuyés, ancrés au sol, pour des premiers déplacements qui ne devraient plus tarder. Ce sont aussi des allers-retours ventre/dos qui ont terminé d’hésiter et qui ont pris leur envol. Des jeux dans le bain assis et droit, à tout éclabousser et à tout jeter par dessus bord.

Sept mois, ce sont de nouvelles interactions, un tout nouveau rapport social. Bébé révèle son goût et son plaisir pour le chant et pour la danse. Il sautille sur sa chaise dès qu’une musique pénètre dans la pièce ou fait sautiller ses pieds sur son tapis d’éveil, en rythme, en cadence (cadanse). Il ne se contente plus de remuer les lèvres mais forme de véritables sons tous aussi mignons les uns que les autres. Ce sont ses premiers « baba » et « mama ». Et ce sont aussi ses premières imitations, ses premiers non de la tête.

Sept mois, c’est aussi la fin des problèmes de ventre et la fin des régurgitations. Un clapet qui est arrivé à maturité et des traitements qui peuvent enfin cesser. Mais c’est aussi les gencives qui travaillent, les premières dents qui creusent leur place et toujours des nuits hachurées et un bébé qui a besoin de téter, des parents fatigués, parfois épuisés, mais jamais lassés, toujours émerveillés et avec toujours plus de patience, de tendresse et de compréhension. Des parents qui se découvrent de nouvelles qualités et qui sont finalement heureux de subir une épreuve aussi longue (et qui n’auraient jamais cru dire ça il y a encore un mois).

Sept mois, ce sont toujours des vêtements en 18 mois, un bébé qui ne cesse de grandir et de prendre du poids, qui a des joues à bisous absolument merveilleuses et tentantes à souhait. C’est un 24 mois hésitant qui ne devrait plus tarder, les premières réserves de vêtement à acheter. C’est un bébé qui déteste les manteaux quand maman les détestait aussi à son âge. C’est un bébé qui aime être pieds nus voire même tout nu, qui adore jouer au fond de son lit avant de s’endormir ou après s’être réveillé et d’autant plus depuis qu’il a expérimenté le premier tour de lit, sur lequel il aime coller sa tête. C’est un bébé qui ne peut plus se passer de son doudou lange, qui adore regarder maman cuisiner et toucher les fruits et légumes épluchés, qui n’a d’yeux que pour papa, et qui boude un peu maman lorsqu’elle part au travail. C’est un bébé câlin mais pas collant, qui n’hésite pas une seule seconde à se blottir au creux de mon cou et à toucher à tout en dix secondes d’intervalle. C’est un bébé toujours aussi calme, heureux, curieux et observateur. La coqueluche des dames. Des yeux bleus verts à faire fondre les regards. Et des cheveux qui poussent lentement mais sûrement, d’un blond vénitien encore hésitant. C’est un bébé souriant, optimiste et persévérant. Et totalement impatient, franc, spontané, qui sait se faire entendre si ça ne va pas. Mais c’est aussi un bébé tendre, doux, sensible et sentimental.

Sept mois, c’est aussi une maman qui grandit, une maman fière et confiante. Une maman heureuse, épanouie et sereine. Un papa fabuleux, qui a joué son rôle de tiers séparateur à la perfection, sans même s’en rendre compte et qui a su prendre toute la place qu’il mérite dans la vie de son fils. Ce sont de nouvelles perspectives, une nouvelle vision de la parentalité, des connaissances affûtées, aiguisées, et un nouvel état d’esprit. Ce sont des parents qui pratiquent l’éducation et la psychologie positive, qui étudient les travaux de Montessori, Filliozat et les écrits de Chapman et Laucher. Ce sont des parents qui ont pris sept mois de vie en plein cœur et qui attendent les suivants avec grand plaisir.

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