Super-papa,

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Avant que notre petit N. arrive dans nos vies, pendant qu’il était encore à chahuter les parois de mon ventre rond, je ne doutais pas du merveilleux père que serait G. Mais je me demandais quand même comment tout cela allait se concrétiser, se manifester, prendre forme et se déclarer. Et comme on parle toujours plus facilement des mamans, j’ai tout à coup eu envie de parler de lui, de ce père, de ce mari, de cette famille qui grandit entre ses bras.

Pendant l’accouchement, G. a su tenir son rôle sans empiéter sur mon souffle, mon indépendance, mon besoin de contrôle. Nous en avions largement discuté pendant ma grossesse, et son attitude a été au-delà de mes espérances : ni trop, ni pas assez. Ayant la phobie des piqûres, je ne savais pas trop comment est-ce qu’il allait réagir à toute cette procédure médicale mais il n’a pas cillé une seule fois, et a réussi à maintenir le cap sans rien transparaître. Je me suis sentie entourée, et en même temps libre.

Lorsque notre petit N. est arrivé, j’ai tout de suite vu ses yeux pétiller (bien avant les miens, comme je le disais dans mon ancien blog sur mon baby blues). Et je l’ai tout de suite vu assumer son rôle de père, l’endosser, s’en imprégner et s’en accommoder. En quelques secondes. Ce qui m’a rendue plutôt impressionnée et fière de lui. Et cette fierté n’a pas cessé, depuis lors, de prendre une place, une amplitude, une envergure.

Petit N. a immédiatement pris goût aux bras de son papa, qui lui parlait et le caressait beaucoup dans mon ventre. Je n’étais pas très inquiète à ce sujet car petit N. se lovait souvent dans les mains de son papa, pendant ma grossesse, et je crois qu’il l’avait déjà adopté bien en amont de l’accouchement. Ce papa qui lui a donné son premier bain à la maternité, car j’étais épuisée et les douleurs liées à la révision utérine me clouaient au lit, sans même ressentir une appréhension, mais au contraire avec une telle confiance, douceur et un tel amour. Aujourd’hui, j’aime souvent me mettre en retrait et les observer, à se taquiner, se chatouiller, rire ensemble. Ce que je ne savais pas, c’est le plaisir que je ressentirais alors en les voyant ainsi. Aujourd’hui, je ne peux plus m’en empêcher, j’aime les voir ensemble, vivre à deux, entre hommes, dans cette complicité.

Les bras de son père calment instantanément petit N. Je suis toujours aussi épatée car, lorsque les miens n’ont plus d’effets, ceux de son papa ne perdent aucun attrait. Et alors, quand son papa est dans la maison, il n’a d’yeux que pour lui (faut dire qu’il le voit beaucoup moins que moi, étant au travail la semaine). Il le cherche partout, quitte à tourner la tête dans tous les sens, et se met à sourire dès qu’il le voit. Petit N. a même un radar (en tout cas c’est tout comme) en lui, car dès que son papa rentre du travail, s’il dort déjà, il se réveille et lui fait la fête jusqu’à ce qu’il lui fasse un bisou et se rendort instantanément. Ce même papa qui essaye tous les jours de faire mieux et de devenir un meilleur papa par l’expérience, l’apprentissage, la lecture, etc.

Mais c’est aussi ce papa qui aujourd’hui prend soin de la maman. Qui prend le relais dès qu’il le peut, qui essaye de rentrer tôt au moins un soir par semaine pour me décharger, qui prépare les petits pots avec moi pour la semaine, qui joue avec petit N. pour me laisser du temps libre, qui lui donne à manger le week-end car « toi tu fais ça toute la semaine déjà » et qui n’hésite pas à fermer la porte de notre chambre et à embarquer petit N. pour me laisser dormir le samedi matin.

La semaine prochaine, ce sera aussi ce papa qui déposera petit N. à la crèche le matin et qui le récupèrera le soir, trois fois par semaine, pour que maman puisse retrouver le milieu professionnel et l’épanouissement qui l’accompagne.

Ce merveilleux papa dont je ne parle pas assez ici, par pudeur certainement, mais qui a pourtant un rôle majeur dans la construction de notre famille et dans le bonheur qui nous maintient depuis déjà six mois et demi.

Je crois qu’on peut vraiment dire merci à tous ces papas modernes qui s’investissent et s’épanouissent autant que nous dans la vie de famille ! ❤

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6 réflexions sur “Super-papa,

  1. auboutduvoyage dit :

    Il a été content, effectivement ! Ce serait dommage de passer à côté d’une telle reconnaissance, même si on a tendance à oublier de dire « merci », pris dans l’organisation quotidienne (surtout avec un enfant !). Je trouve chouette que les papas d’aujourd’hui se sentent autant transformés par la paternité, alors bravo ! 🙂

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  2. greg de trucs2papas.fr dit :

    Bravo pour cet article. C’est vrai que la paternité mais une claque et fait réfléchir.
    C’est aussi important pour nous les papas de se sentir reconnu dans notre rôle.
    On a besoin que vous nous fassiez confiance pour prendre notre place

    Merci pour ton homme qui doit être un papa heureux
    Je suis obligé de partager ton article.

    Aimé par 1 personne

  3. auboutduvoyage dit :

    Je suis bien d’accord : c’est important de faire confiance aux papas pour qu’ils arrivent à trouver et prendre leur place ! Ce n’est pas forcément évident et c’est aussi à la maman d’aider en cela 🙂
    Merci pour ce commentaire !

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