Les plaisirs simples d’octobre,

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Se mettre au lit, enroulée dans cette couette d’hiver, et se laisser bercer par la pluie qui tape sur le Velux.

Sentir l’étreinte culpabilisante, éreintante, s’effacer, s’éloigner, changer de bord, de cap, de frontières. Et respirer l’air frais du vent de liberté, sans bourrasques aux frileux regrets.

Avoir des projets plein les tempes, qui bouillonnent sous l’ébullition de la vie, sous la chaleur des belles journées. Et se donner les moyens, les véritables moyens, de les réaliser, en acceptant la patience qui s’accorde au temps nécessaire.

Sentir son corps se former sous les mains agiles de la danse. Le voir retrouver sa forme d’origine, comme une seconde chance.

Retrouver la douce sensation d’un mug brûlant enroulé autour des doigts en proie à l’automne vacillant, tremblant.

Écouter du piano, et s’inspirer là dans une mélodie émerveillée, un morceau roman, de ceux qui lisent entre les lignes, entre les notes.

Danser sur du vieux rock, avec mon fils dans les bras, et rire aux éclats de le voir m’imiter sur du Dire Straits déchaîné.

Cuisiner sa première tartiflette, son premier Banana Bread, et être fière de soi, se dire que finalement – la cuisine – cuisiner – est une activité merveilleuse.

Rencontrer la bienveillance des 25 ans dans l’âme excitante des premières feuilles d’automne, celles qui craquent, qui sifflent, qui scandent la vie, la vraie.

Et rencontrer la poésie, la poétique, dans les sourires d’une forêt métamorphosée, déshabillée, apprêtée.

Chercher encore quelques vérités, sans oser vider les poches – encore – avant de les recoudre définitivement.

Préparer cette rentrée à la crèche, cocher les cases d’une liste pleine d’espoirs, et sentir au fond de soi, tout au fond de ses tripes, que tout ira bien.

Soigner le premier rhume de son fils, les premières faiblesses du corps, et prendre soin des moindres recoins, comme un musée éternel.

Et cette présentation, comme une urgence, comme un volcan qu’il faut allumer, réveiller, réchauffer, guider.

Et la vie, au manteau bordeaux, délicat, qui borde les prémices, les balbutiements, de l’automne ; ma saison préférée.

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