J’ai été contrainte de créer un nouveau blog : et si je vous disais pourquoi ?

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Autant vous le dire : ça ne m’a pas fait rire du tout lorsqu’il a fallu que je me décide. Après plusieurs semaines de dialogue avec G. ainsi qu’avec mes proches, je ne savais plus vraiment où donner de la tête. Je me suis accordée un peu de temps, le temps de la réflexion, afin que tout soit clair et limpide dans mon esprit au moment voulu. Et j’ai bien fait car, même si les débuts ont été hésitants, aujourd’hui je ne regrette pas.

Vous n’êtes certainement pas passés à côté du nouveau nom à la mode, du nouveau phénomène amplificateur d’articles en tout genre : les personnes toxiques. Mais je ne vais pas me cantonner à ça, car ça ne suffit pas, il manque de la matière, le sujet mérite une réelle complétude. Et après l’avoir étudié en long, en large, en travers, après avoir posé de sérieuses questions complémentaires à des personnes compétentes, je ne prétends pas lui apporter toute la matière qu’il mérite, mais je peux l’étoffer davantage, l’éclaircir plus avant, sans prétentions (je mettrai en fin d’article tous les liens qui m’ont aidée à rédiger cet article).

Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’une saveur beaucoup plus acide, corrosive. Une personne toxique, ce peut-être tout et n’importe quoi, un panier dans lequel on peut y glisser un peu tous les traits de caractère complexes, un peu toutes les caractéristiques instables. Mon panier à moi, il a beau n’avoir qu’un nom clair et précis, il est extrêmement lourd sur la balance. Il s’agit d’un panier qui porte – voilà, disons-le bien – le pervers narcissique (PN). Mais de quoi est-ce qu’elle nous cause la madame ? Faisons un bref arrêt sur descriptif :

1. Qu’est-ce qu’un pervers narcissique en quelques mots ?

Un pervers narcissique est un manipulateur en puissance, qui utilise sa victime (que j’aurais clairement pu appeler sa proie aussi) pour se valoriser, pour se sentir supérieur, en l’écrasant, en la culpabilisant, et en la dévalorisant.

2. Qui peut l’être ?

N’importe qui peut être pervers narcissique : un membre de la (belle-)famille, le conjoint, un ami, un patron, et même son propre enfant (pour ceux qui auraient bonne mémoire et qui l’auraient vus, il y avait même un épisode de NCIS sur l’enfant pervers narcissique qui tue sa propre mère – c’est toujours d’actualité).

3. Quelles sont les caractéristiques précises d’un pervers narcissique ?

Comme son nom l’indique, un pervers narcissique souffre de narcissisme à outrance. Il se comporte comme une personne lambda, pour mieux aveugler ses victimes : charmeur, drôle, extraverti, mais aussi timide, réservé, altruiste, tout est prétexte pour mieux manipuler sa proie. Bien évidemment, il est très difficile de reconnaître ces personnalités hautement toxiques, car elles se cachent sous plusieurs masques afin de se rendre le plus transparentes possible, surtout vis-à-vis de l’extérieur qui doit, à terme, se méfier de la victime et non du PN.

En vérité, ce qui se cache derrière tout ça, ce n’est rien de plus que : culpabilisation, critique, dévalorisation, report de sa responsabilité sur les autres, communication floue, changement fréquent d’opinions, mensonges, jalousie,… Et pour continuer de citer cet article très bien fournit : « Si vous avez le sentiment de ne plus être libre, si vous parlez constamment d’une personne quand elle n’est pas là, et si en sa présence, vous n’êtes pas serein, ou que vous vous comportez comme un petit garçon ou une petite fille et plus comme un(e) adulte, vous avez probablement affaire à un manipulateur. De même pour ces gens dont vous mettez cinq jours à vous remettre d’un simple appel de leur part. »

Certains de ces individus viennent vers vous car ils aiment votre personnalité, votre charisme, votre beauté, vos talents, etc. Pour la plupart, ils aspirent à vous ressembler, et pour cela doit vous éliminer psychiquement, mentalement, pour s’approprier ce que vous êtes, et se persuader qu’elles le sont réellement.

Les PN aiment souffler le chaud et le froid, en fonction de la nécessité. Quand ils sentent que vous échappez à leur emprise, que vous commencez à deviner qui ils sont, que vous vous éloignez, ils viennent vous souffler du chaud, par des compliments, des excuses, une valorisation inattendue, mais c’est pour mieux vous recontrôler, pour disposer d’une nouvelle emprise sur vous, plus forte, plus virulente. Lorsque vous coupez les ponts, attendez-vous à ce qu’ils reviennent vers vous à un moment donné (même des années plus tard), souvent lorsque vous vous reconstruisez et lorsque vous reprenez votre vie en main : soyez très prudents et continuez de maintenir ce que les professionnels appellent le « No Contact ». Viendra un moment où ils trouveront une autre victime que vous.

Par ailleurs, un pervers narcissique est une personne qui n’a aucun sentiment, aucun affect. Ils n’ont donc aucune conscience du mal qu’ils provoquent chez l’autre. Mais attention : ils ont parfaitement conscience de l’influence qu’ils ont sur leur victime, et ça change tout. Je cite de nouveau l’article susmentionné : « Ce sont des adultes qui ont les mêmes réactions qu’un enfant de 5 ans qui aime arracher les pattes des mouches sans réaliser que cela lui fait mal. Ils ne sont pas capables de voir la souffrance de l’autre. Ils ne le respectent pas et vont chercher à satisfaire leurs besoins à ses dépens » (…) « les manipulateurs n’aiment personne ».

Autre caractéristique : ce sont des individus qui ne veulent pas changer et qui ne se remettent donc jamais en question. Ils sont persuadés d’avoir toujours raison et de détenir la vérité. L’article parle même de « mécanismes de déni effrayants. »

4. Quelles sont les victimes d’un pervers narcissique ?

Elles sont nombreuses. Certaines personnes refusent de croire que ce type d’individu existe, qu’une personne puisse être sans affect, et ne vouloir que le mal et la glorification. D’autres ignorent totalement le concept de PN (et c’est aussi pour cette raison que je souhaitais rédiger cet article). Et enfin (et surtout, si j’ose dire), des personnes qui n’ont pas confiance en elle, qui se cherchent, qui manquent d’estime propre, qui n’osent pas s’affirmer, etc. Mais on peut tous être concernés, comme le souligne plusieurs articles, car il est difficile pour un individu de ne rien ressentir lorsqu’il se fait attaquer, critiquer, dévaloriser, écraser, manipuler.

5. Alors, que faire ?

C’est là où ça se complique car, vu les caractéristiques, vous vous doutez maintenant qu’il n’y a pas grand chose à faire face à de telles personnes si ce n’est de fuir en courant. En bonne victime responsable, on ne souhaite qu’une seule chose : communiquer, reconnaître ses torts s’il le faut, mais c’est justement une grossière erreur et ce serait tomber dans le piège tout prêt, tout frais, du manipulateur PN. Comme c’est très justement écrit : « On y perd son énergie et son âme. » Et pour citer cet article très intéressant : « Ne cherchez pas à le comprendre ou à lui faire comprendre quoi que ce soit parce que vous ne vous en sortirez pas. La parole est son terrain de jeu favori, donc si vous essayez de le comprendre, il va vous embrouiller, il peut même être capable à un moment donné de dire « oui, tu as raison, je suis comme ça ». Vous êtes alors rassurée, mais quelques heures plus tard ça recommence à l’identique. Les paroles n’ont aucun fond, elles ne servent qu’à vous engluer. »

Mais parfois, malheureusement, on n’a pas toujours le choix (notamment lorsqu’il s’agit de la (belle-)famille, de son conjoint, ou de son propre enfant). Dans ce cas, il est recommandé de faire appel à la contre-manipulation : en dire le moins possible, être flou et évasif, faire preuve d’humour voire d’ironie. L’objectif est de se protéger tout en ne montrant aucune blessure émotionnelle au PN (qui se nourrit des blessures de sa victime).

6. Si j’ai été victime d’un pervers narcissique, comment puis-je me reconstruire ?

Il est bon de solliciter de l’aide auprès de son entourage : famille, amis, conjoint. Des personnes qui vous connaissent suffisamment pour vous croire, vous comprendre et vous entourer. Si nécessaire, il ne faut pas hésiter à aller consulter un spécialiste.

Il est également indispensable de ne pas croire les propos du PN et de ne pas vivre la vie qu’il attend de vous, même (et surtout) si vous avez coupé les ponts. Comme je le disais, le propre d’un PN est de vous dévaloriser et vous rabaisser pour ensuite vous donner le sentiment qu’il a réussi sa vie, lui. N’en croyez rien. Vous valez de l’or. Alors foncez tête baissée dans vos projets, dans vos objectifs, donnez-vous corps et âme à votre famille, à votre couple, à vos amis, à vos passions, votre travail. Vous avez de la valeur, ne l’oubliez pas.

Je le redis : ne croyez pas le PN. Son objectif est de vous manipuler au point que vous vous interrogiez constamment, que vous ne sachiez plus sur quel pied danser, et que vous finissiez par vous croire fou. Ce n’est pas le cas, vous n’êtes pas fou, et non, le PN ce n’est pas vous. Si vous y regardez de plus près, vous pourrez constater que vous êtes en vérité une personne gentille, aimante, agréable, pleine de bons sentiments (et je vous rappelle qu’un PN est dépourvu de sentiments quels qu’ils soient).

Si vous le pouvez, autant que possible, coupez les ponts et maintenez le « No Contact ». Ne lisez même plus les messages que cette personne vous envoie, supprimez-les directement, ne vivez pas à travers son image, mais au contraire brandissez fièrement l’expérience qu’elle vous a apporté pour devenir meilleur.

Pour ma part, G. a été d’une aide inestimable, et ma famille également. Ils ont chacun su m’ouvrir les yeux et replacer chaque détail dans son contexte. Et si j’ai fermé mon ancien blog, mon ancien Instagram, pour ne plus être traquée, ne plus être exposée, personne n’arrêtera ce partage virtuel qui est devenue une véritable passion, et encore moins un PN. Je continue d’exister, encore plus fort et à plus forte raison.

Cet article était un peu long, mais j’espère qu’il aura pu vous éclairer, peut-être même vous apprendre quelque chose. N’hésitez pas à commenter, à partager votre expérience et même à poser des questions ! J’y répondrai du mieux que je le peux.

Je vous embrasse ❤


NDA : Voici les différents supports qui m’ont aidée à rédiger cet article, n’hésitez pas à aller les consulter si le sujet vous intéresse et que vous souhaitez l’approfondir :

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4 réflexions sur “J’ai été contrainte de créer un nouveau blog : et si je vous disais pourquoi ?

  1. mamanchloe dit :

    Très intéressant mais néanmoins inquiétant. J’espère que tu vas « mieux » à présent et que tu peux t’exprimer librement et sans craintes au travers de ton blog et des réseaux sociaux en général. Je t’embrasse !

    Aimé par 1 personne

  2. auboutduvoyage dit :

    Ce type de personnes peut toujours me retrouver sur le web, quand on le veut vraiment. Alors libre, c’est dur à dire… Je dirais que je prends cette liberté d’être libre, et tant pis si ces personnes font partie de mon lectorat, je n’ai rien à cacher après tout. J’ai cette désagréable impression que c’est moi – victime – qui devrais me taire, me prostrer loin, face cachée, et abandonner tous mes projets un tant soit peu « publics ». Et je pense que ce n’est pas normal… alors je continue ma vie !

    Aimé par 1 personne

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